Féminin Sacré article Tantrissime

La Belle au bois dormant

Propos d’Elsa Lepescheux 

 

La Belle vit en chacune d’entre nous. La Belle, cette déesse connectée à son essence, à son pouvoir et à tout ce qu’elle incarne ; l’amour, la douceur, l’accueil, l’abondance, la reliance à la Terre, la créativité. Celle sans qui la création ne serait possible. Oui mais voilà, soumise aux diktats, aux conditionnements, au poids de l’héritage transgénérationnel et autres fardeaux, la Belle sommeille encore chez la plupart d’entre nous (plus ou moins profondément). Pire, la légende veut qu’un brave et valeureux Prince Charmant vienne la réveiller !

Allons, rassurons-nous, Mère Nature (le Ciel, le Cosmo, l’Univers…) a bien fait les choses et nous a doté des qualités et du pouvoir nécessaires à notre éveil. Alors adieu idées reçues, croyances limitantes, dogmes et autres poids et bonjour Féminin Sacré !

 Elsa Lepescheux est la spécialiste du Féminin Sacré et de sa guérison. Au travers de l’Art-thérapie, de la danse, de la biodynamie psychocorporelle et du Tantra, elle apprend aux femmes comment s’émanciper et incarner pleinement leur Féminin Sacré.

 

Elsa Lepescheux - animateur stage de tantra
Elsa Lepescheux

 

Le Féminin Sacré, c’est quoi ?

 

Féminin Sacré et Masculin Sacré sont des termes contemporains qui engendrent parfois des confusions. Nous sommes tous porteurs de Féminin Sacré et de Masculin Sacré, qui sont les polarités Yin et Yang de la médecine chinoise. Ces notions peuvent être ramenées à des archétypes. Par exemple, Marie-Madeleine est l’un des plus beau archétype du Féminin Sacré, dans notre tradition européenne. Le Féminin Sacré est la dimension la plus pure de notre énergie. Je parle de guérison du Féminin Sacré car il concerne notamment le domaine de la sexualité et l’héritage transgénérationnel.

En biodynamique (thérapie psycho-corporelle), on parle de la personnalité secondaire qui est conditionnée et se construit entre 2 et 7 ans. Cette personnalité secondaire permet de fonctionner mais elle va aussi créer les schémas répétitifs de notre vie adulte. Nous avons d’une part en nous cette personnalité secondaire, et d’autre part le « noyau sain ».  Le noyau sain c’est notre essence. C’est la dimension où l’on est réellement nous-même, c’est la partie de nous qui n’a pas été conditionnée et formatée. Dans la personnalité secondaire, la polarité féminine et la polarité masculine ont été formatées, tordues par la représentation parentale ou sociale des hommes et des femmes.

Le Féminin Sacré et le Masculin Sacré, c’est ce qui existe en dessous. Je ne crois pas en l’équilibre mais en l’alliance ; si nous réussissons à créer une alliance entre ces deux polarités, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes, nous trouvons l’unité de notre être. Nous réussissons à nous accepter réellement et totalement.

 

 

L’héritage transgénérationnel

 

Le transgénérationnel se joue de nous, spontanément nous n’en avons pas conscience. Ce n’est pas un héritage sur lequel nous avons la main mais nous pouvons en prendre conscience en faisant un travail pour découvrir les schémas répétitifs dans notre vie.
La première dimension du transgénérationnel est de l’ordre de la reproduction. Les thérapeutes parlent de fantômes. Cela illustre bien le fait que nous n’en n’avons pas conscience mais que cela nous habite !
Le transgénérationnel peut nous faire faire, par reproduction, des choses complètement dingues. Il nous est transmis de génération en génération par nos lignées féminines et masculines. Ce sont des schémas qui se répètent et peuvent se répéter indéfiniment. Le travail du transgénérationnel consiste à nettoyer nos lignées, contacter la « bonne mère », interroger la lignée masculine, se poser la question du père, s’interroger sur notre pôle masculin et le réabiliter en nous.

Chez la femme, le transgénérationnel s’est cristallisé dans le périnée. Durant très longtemps les femmes n’avaient pas le droit à la sexualité. Leur sexualité n’était pas reconnue et c’est comme si les femmes des générations précédentes nous avait transmis l’idée que cet endroit ne nous appartient pas. Notre sexe est intérieur et, contrairement aux hommes, nous n’y avons pas accès, hormis le clitoris qui est extérieur mais dont, rappelons-le, on ne parle que depuis très récemment. Notre société est vraiment très arriérée par rapport à la sexualité féminine. Donc dans le périnée s’est cristallisé tout l’héritage de sa lignée et il faut le nettoyer, nettoyer ses mémoires, nettoyer ses croyances et s’autoriser le plaisir et la réappropriation de cet endroit. C’est ce que je propose dans mes stages de Féminin Sacré et de Tantra femmes. Il s’agit de se réapproprier le périnée, le plaisir, la sensualité et de comprendre que si notre sexe est en creux, c’est que l’énergie de cette polarité, le « Féminin Sacré », est accueil.

 

 

Le mythe du Prince Charmant

 

Une autre dimension du transgénérationnel est celle du « Prince Charmant ». On pense spontanément aux contes de fée mais en réalité, ce Prince Charmant est un héritage transgénérationnel : c’est la nostalgie de l’ailleurs. A l’époque de nos aïeules, les mariages étaient arrangés, les femmes ne se mariaient pas et ne couchaient pas avec un homme qu’elles avaient choisi. Elles avaient donc la nostalgie de l’ailleurs, d’une autre réalité avec le Prince Charmant. Le Prince Charmant symbolise celui qu’on aurait pu avoir, qu’on a eu ou qu’on aura mais jamais celui qu’on a, ici et dans l’instant. Si l’on a la nostalgie de l’ailleurs, on ne peut pas reconnaître l’homme qui partage notre vie et nous sommes constamment en cherche de mieux, consciemment ou inconsciemment. C’est un héritage transgénérationnel.
Il est donc important de nettoyer ce que nos grands-mères et arrières grand-mères ont vécu, pour être capables de laisser tomber cette course répétitive (celui d’avant était mieux, celui d’après sera le bon) qui fait que l’on est jamais bien avec quelqu’un, pour être en mesure de choisir et d’accueillir un homme avec qui on est bien.

Le transgénérationnel, c’est aussi les archétypes qui nous ont été transmis et qui nous permettent de nous rallier à plus grand que nous. D’aller chercher ce que nous n’avons pas reçu de nos parents. Par exemple, si notre mère n’a pas été aimante, accueillante ou reconnaissante, on apprend à aller chercher la bonne mère en nous ou un archétype qui pourrait être Marie ou une louve (les archétypes ne sont pas nécessairement des personnes) qui va nous apporter de l’amour et de la tendresse maternelle.

 

 

Incarner son Féminin Sacré

 

Je pense qu’il existe aujourd’hui un diktat du féminin. On nous apporte de nouvelles croyances et de nouvelles constructions qu’il nous faut déconstruire car nous ne sommes pas toujours dans la réalité de ce qu’est le Féminin. Est-ce avoir les cheveux longs ? Se maquiller ? Porter une mini-jupe ? Dans ces cas, on parlera de féminité mais pas de Féminin. Le Féminin ce n’est pas être mère, être hétérosexuelle, être maquillée, c’est beaucoup plus intérieur.
Dans le Féminin, il n’y a rien à chercher à l’extérieur, c’est une énergie, c’est quelque chose que nous ressentons, qui est à l’intérieur de nous.
Finalement, quand on est une femme, le Féminin n’est-il pas cette capacité à être pleinement en accord avec cette partie de nous ? Même si dans le Yin, il y a du Yang et vice et versa, dans le Féminin Sacré, il y a aussi une part de masculin. Il est nécessaire d’accepter et d’explorer cet espace du Féminin pour être pleinement femme et dans notre énergie féminine .

A l’heure actuelle, la quête se fait à l’extérieur car les femmes ont besoin de récupérer leurs droits, ce que je soutiens complètement. La dimension de la guerrière (l’archétype) est très prégnante dans notre génération de trentenaires et quarantenaires :  nous allons vers l’extérieur pour reprendre notre « pouvoir ». Nous sommes conditionnées pour cela et identifiées en tant que telles.
Ce mouvement des femmes est important pour qu’on parvienne à l’équité (et non l’égalité, pour moi hommes et femmes ne sont pas égaux) et que hommes et femmes puissent se regarder face à face. Mais c’est un mouvement qui va vers l’extérieur, on prend les armes des hommes pour récupérer nos droits. C’est comme dans un mouvement de balancier, les femmes (les hommes aussi d’ailleurs) sont allées à un extrême à un moment, puis dans l’autre extrême, mais elles ne sont toujours pas dans leurs axes. Quand nous aurons récupéré nos droits, comment allons-nous habiter notre féminité, comment allons-nous apprendre à être douces avec nous-même et avec l’autre ? Car c’est bien cela que nous avons à apporter au monde, nous les femmes, de la douceur, de l’empathie, de l’accueil, de la bienveillance, ce sont les qualités du féminin. N’oublions pas que si nous voulons habiter cette polarité, être bien et trouver notre place, ce n’est pas en allant prendre celle des hommes mais en habitant la nôtre pleinement.

 

 

La femme multiple

 

Nous les femmes nous sommes multiples, « multi-féminines » et il faut laisser rayonner notre féminin dans tous les espaces qui s’offrent à nous. Nous sommes multiples dans les âges de notre vie mais également dans notre cycle. Je m’appuie beaucoup sur les travaux de Miranda Gray sur la femme cyclique. Les hommes ont un cycle de 24 heures, très rapide. Notre cycle à nous est celui de nos « lunes », c’est-à-dire 29 jours en moyenne. Il s’agit de découvrir quel archétype nous habite selon la période de notre cycle : par moments, nous sommes très actives, à d’autres, nous sommes plus paresseuses. Nous avons des périodes avec des troubles d’humeur, des phases où nous sommes dans l’introspection et d’autres où nous allons plus vers l’extérieur. Nous sommes multiples et cela  peut sembler mystérieux aux yeux des hommes. En fait, nous sommes influencées par nos hormones qui font de nous des femmes cyclées, cycliques.
Entreprendre un voyage à travers les archétypes du Féminin, c’est prendre conscience que nous avons en nous tout un panel d’archétypes que nous devons explorer pour être des femmes complètes. Ensuite, libre à nous d’aller en travailler un plutôt qu’un autre. J’aime beaucoup cette image des matriochka avec la petite poupée dans la moyenne, elle-même dans la plus grande et ainsi de suite. Nous sommes ces matriochka et nous pouvons aller visiter l’enfant en nous, la jeune fille, la vieille femme avec toute sa sagesse.

 

Enfin, incarner son Féminin, c’est aussi se réapproprier l’espace de notre énergie sexuelle, notre énergie de vie qui fait qu’on est des femmes parce qu’on a ce sexe qui est concave.
En incarnant notre Féminin, nous pouvons revenir à notre concavité, à notre « grotte intérieure ». Cela permet de nous interroger sur notre sexualité, sur notre sexe, sur la manière dont nous sommes faites, sur ce qui nous habite. Ce travail est primordial pour pouvoir aller nettoyer ce qui doit l’être ; les abus, les violences, la maltraitance, etc. Nous allons pouvoir nous réapproprier cet endroit et avec, notre puissance, parce que notre puissance féminine est là, dans notre ancrage, dans notre périnée, dans notre bassin.

 

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